Actus La PME SilMach et le groupe américain Timex créent leur coentreprise TIMach

La PME SilMach et le groupe américain Timex créent leur coentreprise TIMach

Il y avait le moteur Lavet, du nom de l’inventeur de la montre à quartz, il y aura maintenant le micromoteur PowerMEMS, conçu pour équiper les montres connectées. Inventé par Patrice Minotti, chercheur au CNRS et fondateur, en 2003, de la PME SilMach, à Besançon (Doubs), ce micromoteur électrostatique en silicium est plus compact, plus puissant et offre davantage de fonctionnalités que son prédécesseur. « En fabrication, il présente un aspect collectif intéressant, avec la possibilité d’en disposer beaucoup sur un seul wafer », explique Patrice Minotti.

Une vraie rupture technologique qui va révolutionner l’animation des objets de petite dimension, qu’ils soient civils ou militaires, de l’horlogerie à l’aéronautique. D’ailleurs, dès sa création, la société a d’abord choisi d’éprouver ses systèmes microélectroniques MEMS (Micro-electromechanical systems) avec le développement du microdrone de type libellule, qui en est aujourd’hui à sa troisième génération. Cliente et partenaire de la première heure de la PME, la Direction générale de l’armement (DGA) l’a invitée à exposer sa technologie sur son stand au Salon du Bourget et à annoncer, ce jeudi, la naissance d’une coentreprise entre SilMach et le groupe horloger américain Timex.

L’objectif de ce joint-venture, baptisé « TIMach », est d’industrialiser, dans les locaux bisontins de Fralsen-Timex, la production des micromoteurs des montres connectées. « Nous partageons la même vision du potentiel des PowerMEMS pour l’industrie horlogère, et SilMach apporte un savoir-faire unique sur les applications MEMS », explique Tobias Reiss-Schmidt, le directeur général de Timex, qui a fait le déplacement au Bourget.

Selon lui, TIMach devrait produire plusieurs milliers de moteurs PowerMEMS en 2018 et 10 millions par an à moyen terme. La production a vocation à dépasser les seules marques du groupe Timex – Timex, Nautica, Guess, GC, Versace, Versus et Ferragamo – et à inonder le marché. « Avec un marché horloger aux alentours du milliard d’unités par an, nous pensons qu’une grande majorité de ces volumes basculera à terme sur des mouvements PowerMEMS », ajoute le directeur général de Timex.

Le groupe emploie plus de 5.000 personnes dans le monde et développe tous ses mouvements en interne à Pforzheim, en Allemagne, et à Besançon, où Fralsen-Timex emploie déjà 85 personnes à la fabrication des pièces des mouvements quartz du groupe.

Quant à SilMach, spécialisé dans les micromachines en silicium, il emploie 22 salariés et réalise de 1,5 à 2 millions d’euros de chiffre d’affaires. Parmi ses clients : les agences de défense allemande et suisse, le CEA, des horlogers suisses et de grands donneurs d’ordre de la filière aéronautique. Une « deeptech » plutôt qu’une « start-up », selon Patrice Minotti, son dirigeant fondateur, qui travaille sur cette thématique depuis les années 1990, a dirigé le laboratoire LIMMS, au Japon, de 1996 à 1999, et qui voit enfin l’industrialisation de sa technologie se concrétiser.
Source : Les Echos

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