Actus Chine : vers l’interdiction de plateformes de cryptomonnaies

Chine : vers l’interdiction de plateformes de cryptomonnaies

Les principales plateformes chinoises d’échange de bitcoins étaient toujours dans l’attente lundi 10 septembre  d’éclaircissements du gouvernement à la suite de plusieurs informations de presse selon lesquelles Pékin envisagerait d’interdire l’usage des monnaies virtuelles dans les échanges domestiques. Les porte-parole d’OkCoin et Huobi, deux des principales plateformes du secteur, ont déclaré à Reuters n’avoir aucune information à communiquer après un article de la publication financière chinoise Caixin qui a fait plonger de 6,6% le cours du bitcoin vendredi.

Selon Caixin, le gouvernement envisage d’interdire les échanges de cryptomonnaie en Chine. Lundi, Bloomberg et le Wall Street Journal ont également abondé en ce sens, affirmant que la Chine préparait un projet visant à interdire l’usage de toutes les monnaies virtuelles. Sollicitées, BTC China, l’une des trois plus grandes plateformes d’échange de cryptomonnaies en Chine, ainsi que la banque centrale chinoise, n’ont pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires de Reuters. Sur la plateforme Bitstamp, le bitcoin se négociait lundi en baisse d’environ 1,6% à 4.160 dollars, contre près de 5.000 dollars le 2 septembre.

La cryptomonnaie a connu un succès en Chine ces dernières années en raison d’un environnement gratuit et peu régulé qui attiré quantité d’investisseurs et de spéculateurs. Mais depuis janvier, les autorités ont commencé à renforcer la réglementation sur les échanges et le contrôle de l’identité des clients. La semaine dernière, les autorités ont également annoncé l’interdiction pour des individus comme des organisations de lever des fonds par émissions de jetons numériques (initial call offerings ou ICOs), une pratique que Pékin juge illégale et qui permettait à des startups utilisant la technologie blockchain de lever en ligne des millions de dollars très rapidement.

Xue Hongyan, directeur du Suning Financial Research Institute, la branche recherche d’un des principaux fournisseurs de services Fintech en Chine, a déclaré dans un article publié en ligne que les récentes informations laissent à penser que la reprise en main par Pékin du secteur ne vise pas directement les monnaies virtuelles mais plutôt les échanges qu’elles autorisent. « La raison n’est pas difficile à comprendre. La monnaie virtuelle en elle-même n’est pas le problème, mais les comportements illégaux que les monnaies virtuelles permettent sont la source des problèmes », a-t-il déclaré.

Source : La Tribune

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