Actus Le Président Macron va t-il réussir à faire jouer la France dans le concert des Nations ?

Le Président Macron va t-il réussir à faire jouer la France dans le concert des Nations ?

En question, la refondation d’une Europe « souveraine, unie et démocratique »

À l’occasion de la 72e Assemblée générale de l’ONU à New York, Emmanuel Macron a pris la parole devant une centaine de chefs d’États et de gouvernements à la suite du discours offensif de Donald Trump, pour exprimer sa volonté de ne pas trahir les accords sur le climat ou sur le nucléaire iranien et plaider pour une entente entre les grandes puissances. Le Président croit au rapport de forces entre les puissances tout en estimant qu’il ne faut pas casser les liens sur tous les sujets mais s’armer de patience pour arriver à obtenir la plus grande coordination entre les puissants. « Nous devons nous doter d’armes efficaces ». Ce n’est pas qu’une position de principe mais une entrée dans l’action. « L’intérêt commun est un enjeu mondial » affirme-t-il mettant en action des valeurs de liberté et d’humanité pur établir une paix durable. « Je veux m’investir dans le renforcement du soutien aux opérations africaines de paix car c’est cela l’avenir ». Investir dans l’éducation, dans la santé, la transition numérique… mais il redit fermement qu’il ne reculera pas sur l’accord sur le climat

Ainsi, désireux d’être un médiateur, il entend relancer l’idée du multilatéralisme, « parce que le multilatéralisme, c’est l’échange entre les peuples, c’est ce qui nous permet de construire la paix, de relever chacun de nos défis ». Une position opposée à celle de Donald Trump, résolument pro-américain, comme chacun le sait.

Pour s’imposer, le Président Macron comptait sur la solidarité européenne et notamment sur son principal partenaire, la Chancelière allemande qui a certes gagné les élections mais est pour la première fois fragilisée par le parti anti-immigration d’extrême-droite et se trouve désormais obligée de trouver des alliés pour former une nouvelle coalition. Emmanuel Macron n’en garde pas moins ses convictions qu’il a largement exprimées avec le plus grande force de persuasion dans son discours de ce 26 septembre sur l’Europe, dans l’amphithéâtre de la Sorbonne. «  Je n’ai pas de ligne rouge, je n’ai que des horizons » affirme-il. « L’Europe est notre seule chance pour faire face aux grands défis que sont la révolution numérique, le terrorisme, la santé, la sécurité, le changement climatique ». Pour cela, il préconise de ne pas pénaliser un pays plutôt qu’un autre : le souci d’efficacité se passe en concertation. L’important étant que les décisions soient prises collectivement. L’Europe doit être à l’avant garde de la transition écologique tout en consolidant la coordination de nos politiques économiques. Tous les points soulevés dans le discours-fleuve du chef de l’Etat à la Sorbonne ne sont pas destinés à être résolus dès maintenant. Dans l’immense palette d’actions concrètes à engager en vue de cet énorme chantier, chacun doit avancer à son rythme et dans la mesure de ses possibilités certes, mais avancer. Nous aurons l’occasion de reparler au fil des mois des applications pratiques réalisables ou réalisées…

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