253 - Janvier-Fevrier 2020 Les patrons d’entreprises familiales européens optimistes… sauf pour leur succession

Les patrons d’entreprises familiales européens optimistes… sauf pour leur succession

Le baromètre annuel de KPMG et de l’European Family Businesses porte sur plus de 1600 entreprises.

Pas moins de 62% des dirigeants européens d’entreprises à capitaux familiaux (dont 64% en France) s’estiment «confiants», voire « très confiants » dans les perspectives de croissance de leur société pour les 12 mois à venir. Et ils sont 59% à avoir enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires au cours des 12 derniers mois.
C’est ce qui ressort du 8ème baromètre européen des entreprises familiales conduit par KPMG et l’European Family Businesses (EFB) dévoilé mi-décembre 2019. Les auteurs ont interrogé 1 613 chefs d’entreprises familiales dans 27 pays d’Europe.

Selon l’étude, les dirigeants européens sont 72% à citer l’innovation comme l’une de leurs priorités pour les deux années à venir. Viennent ensuite la formation des salariés (64%) et la diversification (50%). Le développement durable pointe aussi en haut des préoccupation, ainsi en France 84% des dirigeants interrogés ont mis en place des actions et initiatives sur ce thème.

A noter qu’à l’inverse plus de 50% des dirigeants français se disent inquiets face aux changements réglementaires et à l’augmentation de la fiscalité. Selon KPMG, « Ils attendent donc davantage d’implication de la part du gouvernement, notamment autour de l’allègement et la simplification réglementaire (taxes, fiscalité, coût du travail), la baisse des dépenses publiques et la stabilité économique et politique.

Si, sur la plupart des sujets, l’opinion des dirigeants français ne s’écarte guère de la moyenne européenne, il en est un pour lequel les résultats sont fortement divergents, à savoir la succession perçue comme malaisée en France. Pour 45% des dirigeants français, il est ainsi « difficile » de financer sa succession (+19 points par rapport à la moyenne européenne). Ils sont tout aussi nombreux à penser qu’il est difficile de motiver son successeur (47%), une tendance qui se place, là aussi, largement au-dessus (+18 ) de la moyenne européenne, relève KPMG.

Pierre-Olivier ROUAUD

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