Lettre Internationale Croatie

Croatie

Croatie : Note pays : B, Note Environnement des affaires : A3Une reprise molle de l’activité

Après cinq années de récession, l’activité progressera en 2014 mais la croissance restera faible. Une demande extérieure plus dynamique en provenance de l’UE (60% des exportations de biens) permettra de soutenir les entreprises exportatrices. Les activités liées au tourisme (restauration, hôtelleries, transports) demeurent les plus dynamiques et génèrent près de 20% du PIB. La demande interne privée demeurera morose en raison du désendettement des agents privés. La dette privée reste élevée : elle atteint un des niveaux les plus élevés d’Europe centrale et orientale à 132% du PIB. De plus, le chômage affecte désormais 20% de la population active et les ménages devront subir la hausse du taux réduit de TVA (restaurants, journaux) à 13% contre 10% à partir de janvier 2014. Les chantiers navals publics, anciens fleurons de l’industrie croate (7% des exportations de biens), continueront leur restructuration. En effet, largement subventionnés par l’Etat, leur privatisation a été requise par l’UE. En novembre 2013, la banque centrale a abaissé les réserves obligatoires pour les banques (12% contre 13,5%) et son principal taux préteur (5% contre 6,25%). Bien qu’étant robuste, le secteur bancaire pâtit d’un fort degré d’euroïsation et de créances douteuses croissantes (15% des prêts totaux). Toutefois, cette politique monétaire plus expansionniste devrait supporter la croissance du crédit en 2014, négative en 2013. L’investissement privé devrait également progresser en raison notamment des mesures appliquées en 2013 permettant d’exonérer d’impôt les bénéfices réinvestis. L’absorption des fonds structurels européens soutiendra également l’investissement public.

Une nécessaire consolidation fiscale

Les années de récessions sont à l’origine d’une dégradation significative des finances publiques. Les efforts de consolidation des finances publiques ont été moins marqués que dans les autres pays d’Europe centrale et orientale. Dans ce contexte, l’Etat a entrepris de privatiser les secteurs hautement subventionnés de l’énergie et des transports, soit au total plus de 500 entreprises. Malgré ces mesures, le déficit et la dette publique continuent de croître. De nouvelles mesures budgétaires apparaissent donc nécessaires pour répondre aux obligations de la récente procédure de déficit excessif initiée par la Commission européenne fin 2013. Dans ce contexte, le gouvernement est susceptible d’instaurer de nouvelles coupes de salaires dans la fonction publique ou d’augmenter la fiscalité. La dette publique progressera pour atteindre 80% du PIB, si l’on considère les garanties octroyées à des entreprises équivalentes à 17% du PIB. De plus, bien qu’elle soit davantage souscrite par les résidents, elle demeurera vulnérable au risque de change, 60% étant libellé en devises, et les conditions financières se resserrent. Le ministre des finances, Slvako Linic, a admis le possible recours à l’aide du FMI estimant à 7,7 milliards de dollars (17% du PIB) le besoin de refinancement du pays en 2014.

Source : Coface

 

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