Lettre Internationale Risque pays : Vietnam

Risque pays : Vietnam

Croissance soutenue en 2014

La croissance devrait rester dynamique en 2014 mais restera inférieure à sa moyenne historique. En effet, la banque centrale a réduit ses taux directeurs (de 800 points de base entre 2012 et 2013). Un plan de relance budgétaire de 8 Mds USD entre 2013 et 2015 (4,7% du PIB) a été mis en place. Il prévoit notamment des reports de paiements de la TVA, de l’impôt sur les entreprises et un programme d’investissement en infrastructure. En outre, la consommation privée devrait rebondir grâce à la baisse de l’inflation soutenant ainsi les ventes de détail. Le Vietnam continuera de profiter de la bonne santé de l’économie américaine, les États-Unis étant son principal partenaire commercial. Bien que le pays profite d’une montée en gamme de ses exportations, comme l’illustre la progression des exportations de produits électroniques, il reste un atelier d’assemblage pour les industries d’Asie et le textile : les chaussures représentent encore 20% de ses exportations. S’agissant du secteur agricole, le pays a bénéficié de conditions climatiques favorables et des politiques de quotas de riz en Thaïlande. En 2012, le Vietnam est devenu le 1er exportateur mondial de riz. Enfin l’inflation a fortement décéléré en 2013 et devrait rester contenue en 2014, malgré la hausse du prix du transport, de l’électricité et du logement. Néanmoins, en cas de relâchement agressif de la politique monétaire, une augmentation importante de l’inflation n’est pas à exclure.

Stabilisation des comptes extérieurs, déficit public persistant et système bancaire encore fragile

Après avoir connu des sorties de capitaux importantes forçant les autorités à dévaluer le dong à six reprises entre 2008 et 2011, les comptes extérieurs du pays se sont depuis stabilisés. De plus, les exportations vietnamiennes se sont montrées résilientes face à la conjoncture internationale défavorable et les importations ont progressé lentement permettant ainsi à l’excédent courant de s’améliorer. En 2014, l’excédent courant se réduira en raison de la reprise des importations dans un contexte de demande intérieure plus importante, mais il restera significatif. Le système bancaire reste fragile car peu capitalisé et fortement dollarisé. Les banques sont aussi vulnérables au risque de change. Malgré la création d’une structure de défaisance, le risque de crédit reste important car celle-ci est sous dotée et son efficacité se heurte à de nombreux obstacles politiques.

Source : www.coface.fr

 

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