Afrique Risque pays : Afrique du Sud

Risque pays : Afrique du Sud

Risque AFSModeste reprise attendue en 2014

La croissance sud-africaine, après avoir nettement ralenti depuis deux ans pourrait être un peu plus soutenue en 2014. Principal moteur de la croissance (66% du PIB), la consommation devrait peu progresser en raison du niveau élevé de l’endettement des ménages (76% du revenu disponible) et du chômage (25%) mais aussi de la persistance de l’inflation. Les exportations bénéficieront d’une demande extérieure un peu plus soutenue, en Asie et en UE (respectivement 35% et 25% du total) mais aussi sur les marchés africains (20%) et contribueront positivement à la croissance.

L’augmentation programmée des tarifs de l’électricité (8%) pèsera sur les prix à la consommation, d’autant qu’une modification de la méthode de calcul intervenue en 2013 accroît le poids de l’énergie dans l’indice. Toutefois, la relative stabilité des cours du pétrole et le ralentissement de la dépréciation du rand devraient permettre de maintenir le taux dans la zone « cible » de la banque centrale (3% à 6%).

Stabilisation des déficits budgétaire et courant

Le Gouvernement a pris des engagements de maîtrise des dépenses qui devraient être plus faciles à respecter pour l’exercice fiscal 2014/2015 qui commencera après les élections présidentielles (l’année fiscale débute en avril). Le niveau des dépenses sociales et d’investissement (dans le cadre du National Development Plan) devrait être maintenu (33% du PIB au total) et la hausse des recettes liée à une croissance en légère progression devrait être suffisante pour éviter une nouvelle dégradation du déficit. Si l’endettement public demeure maîtrisé, la rapidité de son évolution, en partie liée à l’endettement des entreprises publiques, doit être surveillé.

Les flux d’IDE et de portefeuille resteront volatils et dépendront notamment du contexte politique à l’approche des élections présidentielles ainsi que des résultats du scrutin. De même l’évolution économique, sociale et politique du pays, ainsi que les conditions de liquidité des marchés internationaux influeront sur le niveau du cours de change du rand.

Accentuation des tensions sociales et politiques

L’élection de J. Zuma en 2009 et les promesses de la coalition au pouvoir ont suscité des espoirs. La persistance d’un niveau élevé de chômage et des inégalités, les résultats mitigés du BEE (Black Economic Empowerment) destiné à favoriser, l’accès au pouvoir économique des populations historiquement défavorisées, suscitent déceptions et rancœurs. Les grèves se sont multipliées en 2013 sans toutefois dégénérer comme en 2012 où de violents affrontements à la mine Marikana avaient causé la mort de plus de 40 personnes. L’Afrique du sud dispose d’un système juridique moderne. Mais l’inefficacité de l’administration, le manque de qualification de la main d’œuvre, la criminalité et la corruption handicapent l’environnement des affaires.

Source : Coface

 

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