Actus Le Traité de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis au point mort

Le Traité de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis au point mort

Depuis lundi, des centaines d’experts de la Commission européenne et de l’administration américaine examinent le projet de traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Europe, (TTIP). Le projet a l’ambition d’annuler les barrières douanières à l’exportation entre les États-Unis et l’Union européenne à l’image de l’ALE en cours de négociation entre le Canada et l’UE. Ce dernier a aussi l’ambition de faire sauter tous les freins non-tarifaires pour les services et l’industrie. Bruxelles assure que l’économie européenne pourrait bénéficier d’un demi-point de croissance de PIB chaque année. Les négociations relatives au partenariat transatlantique couvriront de nombreux volets de l’économie, y compris l’industrie manufacturière, les services et l’agriculture. En éliminant les obstacles au commerce, elles dynamiseront la croissance économique, créeront des emplois et feront baisser les prix. Une étude indépendante réalisée par le CEPR, un centre d’études sur la politique économique basé à Londres, suggère que l’économie de l’UE pourrait retirer un bénéfice de 119 milliards d’euros par an – l’équivalent de 545 euros en moyenne par ménage de l’Union, tandis que le bénéfice pour les États-Unis serait de 95 milliards d’euros par an. Les exportations de tous les secteurs de l’économie devraient augmenter, ce qui est bon pour l’emploi. Certains secteurs accroîtront probablement leurs exportations davantage que d’autres. Les exportations européennes de véhicules à moteur vers les États-Unis devraient par exemple augmenter de 149 %. Ce chiffre reflète en partie l’importance du commerce bilatéral des pièces et composants et l’intégration plus poussée attendue des deux industries de part et d’autre de l’Atlantique. Aux États-Unis, ce traité commercial suscite toutefois beaucoup de réserves : certains s’inquiètent par exemple d’une baisse des réglementations actuellement en cours à Wall Street, ou d’une trop grande ouverture des marchés publics américains. En Europe, la Commission, qui a reçu un mandat des Etats membres pour négocier, est sur le point d’être renouvelée, avec l’arrivée, prévue début novembre, d’une équipe emmenée par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Le commissaire chargé du dossier « TTIP », le Belge Karel de Gucht, s’apprête à céder son fauteuil à la Suédoise Cécilia Malmström. « Pas question, tant que cette dernière n’est pas en poste, de prendre des décisions engageantes pour les mois qui viennent », décrypte une source européenne.

Source : www.lemonde.fr et http://ec.europa.eu/

 

Advertisement

Abonné Magazine

Oublié votre mot de passe ?

Rejoignez-nous

Réinitialiser le mot de passe
Veuillez entrer votre email. Vous allez recevoir votre nouveau mot de passe par email.