254 - Mars-Avril 2020 RSM ouvre un Desk Afrique

RSM ouvre un Desk Afrique

Le cabinet d’audit RSM a fortement investi pour se développer sur le continent africain sur lequel il veut jouer un rôle de catalyseur entre entrepreneurs européens et africains.

 

François de Bustamante,
Associé du groupe RSM

6ème cabinet d’audit mondial, RSM réalise 5 milliards de $ de CA dans 120 pays. Très présent aux USA, RSM en France compte plus 1000 personnes dans 5 régions et se positionne plutôt sur les ETI et les PME. Ce grand de l’audit lance aujourd’hui un Desk Afrique pour accompagner des chefs d’entreprises européens et africains. Piloté par François de Bustamante, un des associé du groupe, passionné d’Afrique qu’il a appris à connaître depuis plus de 10 ans. Un homme de relations humaines et de réseaux qui a parcouru l’Afrique francophone pour constituer un ensemble de cabinets correspondants sur la totalité de l’Afrique francophone.

François de Bustamante est fier d’avoir créé un réseau de correspondant de qualité, « ils ont pour la plupart fait des études en France et ont travaillé dans de grands cabinets internationaux. Nous couvrons aujourd’hui toute l’Afrique Francophone avec 3 bureaux majeurs pour l’Afrique sub saharienne au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Gabon. »

« Un des enjeux de l’Afrique est de sortir de l’économie informelle. Nous avions proposé il y a quelques années une méthodologie au gouvernement du Benin basée sur des exonérations fiscales … qui en final n’a pas été retenue. Mais cela reste un enjeu majeur : pas de bilan = pas de visibilité = pas de crédit et le crédit, c’est un axe majeur pour développer une entreprise ou une société. »

« Le financement : l’enjeu majeur du développement de l’économie africaine. Je ne comprends pas le rôle des banques françaises, marocaines, africaines qui gardent des taux très élevés, plus de 10% alors que la monnaie Franc CFA comme le futur ECO est garantie en taux et en convertibilité. »

« Il y a tous les ingrédients pour que financièrement cela se passe bien : une monnaie stable, un système comptable harmonisé dans l’espace OHADA, et une formation des hommes de très bon niveau. »

Un des enjeux de François de Bustamante est d’identifier les pépites africaines et pouvoir leur mettre en face des partenaires français qui pourront investir dans des projets communs.

« On a des entrepreneurs de tout premier plan en Afrique, la problématique est de les identifier pour leur permettre d’avoir les moyens et les partenaires qu’ils méritent »

« On a également en Côte d’Ivoire un grand nombre d’entreprises qui ont des dirigeants assez âgés, y compris des Français implantés sur place depuis de très nombreuses années et cela devrait ouvrir des opportunités à une nouvelle génération d’entrepreneurs. Mais il n’y a pas de base de données de ce type d’entreprises. J’ai demandé à mes équipes de travailler avec nous pour les identifier. »

Le secret de la réussite de son cabinet sur place réside selon François de Bustamante dans la mixité des équipes. « On travaille sur tous les dossiers ou presque sur des équipes mixtes. C’est à la fois pour que les pratiques soient homogènes mais c’est aussi une demande en France dans mes équipes. J’ai aussi beaucoup de collaborateurs qui veulent découvrir d’autres choses et qui sont très preneur pour échanger avec leurs homologues et pour découvrir le continent africain. »

« Mon rôle se situe entre celui d’entremetteur et celui d’auditeur ou d’homme de chiffres. J’aime beaucoup constituer des équipes pour réaliser des projets ou pour résoudre des problèmes.

Au Niger par exemple, nous sommes sur des gros projets, pour lesquels on a constitué des équipes très performantes pour le compte de grands bailleurs de fonds. »

« Il faut croire à l’Afrique, il faut croire à la sincérité des gens ! Si vous investissez en Afrique, ce ne sera pas de l’argent perdu » explique françois de Bustamante, « Mais il faut savoir s’entourer et choisir ses partenaires : nous pouvons aider à checker le partenaire pour le compte de l’entreprise française. La dernière recommandation que l’on pourrait faire est de ne pas entrer soit même dans le jeu de la corruption. Si c’est nécessaire laissez faire les locaux entre eux, mais n’entrez pas dans ce jeu, il n’y a que des coups a prendre.

Marc Hoffmeister

 

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